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La violence des armes en dix questions et dix réponses
6. Qui doit protéger qui ?

L’introduction de nouvelles règlementations et prescriptions implique des changements qui au début peuvent paraître tracassiers, compliqués et exagérés. Pour beaucoup, le durcissement de la règlementation en vigueur constitue une atteinte inutile à leurs libertés individuelles. Mais les choses sont perçues tout à fait différemment par ceux et celles qui ont été directement ou indirectement victimes de la violence des armes ou qui subissent la menace latente d’un emploi abusif d’armes à feu, qui sont dans l’incapacité de se défendre eux-mêmes et se trouvent ainsi exposés sans protection. Le critère énoncé dans le préambule de la Constitution fédérale, à savoir le « bien-être du plus faible » doit aussi servir de référence pour les limites à imposer à la libre détention d’armes à feu.
La liberté de posséder une arme doit être mise en regard de la liberté de ceux qui ont subi des dommages du fait de l’emploi abusif d’armes à feu ou qui sont menacés d’en subir. La position à adopter à l’égard des armes n’est pas une question d’intérêts particuliers, elle relève du devoir qu’a l’État de protéger la population et des droits individuels fondamentaux. Une société attentive à la solidarité et au sens de la responsabilité se doit d’améliorer autant que possible le sort de ceux de ses membres qui sont sans ressources et sans défense. Être victime de la violence des armes est un terrible malheur. Mais c’est des décisions de l’État et de la société que dépend l’ampleur du risque.
...les chrétiens sont-ils des pacifistes ?
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